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Le gouvernement veut rendre gratuites les déchèteries pour le BTP
Article créé le 23/09/2019
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Afin de lutter contre les décharges sauvages, la secrétaire d'État auprès de la ministre de la Transition écologique et solidaire qui recevait les professionnels du bâtiment, a annoncé une série de mesures.

 

Le 5 août dernier, le maire de la petite ville de Signes (Var), Jean-Mathieu Michel est décédé alors qu'il voulait empêcher le dépôt illégal de déchets. Pour éviter qu'un tel drame se reproduise, le gouvernement a décidé d'agir. À la suite d'une réunion avec les organisations professionnelles du bâtiment ce jeudi, Brune Poirson, secrétaire d'État auprès de la ministre de la Transition écologique et solidaire, a annoncé vouloir rendre les déchèteries gratuites pour les entreprises du bâtiment.

Le projet de loi anti-gaspillage, que le Sénat doit commencer à étudier le 24 septembre, prévoit que la filière devra prendre à sa charge, à partir du 1er janvier 2022, selon le principe de pollueur-payeur, les coûts de la mise en décharge payés actuellement par les municipalités. Un coût estimé, début août, par Brune Poirson entre 340 et 420 millions d'euros par an. « L’origine du problème provient en partie des déchets du BTP comme le drame de Signes l'illustre tragiquement », avait déclaré la secrétaire d'État à l'époque. Confirmation en chiffres : « environ un quart des déchets que l'on trouve dans les décharges sauvages viennent du bâtiment », reconnaît Jacques Chanut, président de la Fédération française du bâtiment (FFB).

D'après une étude menée auprès de 36.000 communes et publiée en 2019, l’ADEME estime à 21 kg par habitant la quantité de déchets abandonnés illégalement en France chaque année.

« C’est une plaie, un sujet de concurrence déloyale parce que l'artisan qui fait cela (décharge les déchets n'importe où) est moins cher que celui qui respecte la règle. C'est assez révélateur d'une filière qui travaille au noir », dénonce sur RMC Jacques Chanut qui pointe également la responsabilité des particuliers qui «font de l'auto-construction ». Parmi les déchets, on peut ainsi retrouver tel ou tel mobilier qu'ils jettent après avoir réalisé des travaux plutôt que d'aller les déposer à la déchèterie. Or, selon la FFB, une tonne de gravats inertes coûte en moyenne dix euros.

Si le président de la FFB salue la mesure prise par Brune Poirson, il ne la considère pas suffisante et pointe du doigt « le manque de points de collecte » en France. « Il existe des déchèteries publiques qui ne veulent pas des déchets du BTP. Seulement 6% des déchets du BTP vont dans les déchèteries publiques. On doit libérer du foncier pour faire des décharges », affirme Jacques Chanut. Une mesure prévue dans le projet de loi anti-gaspillage. Brune Poirson souhaite ainsi que la filière s'organise de façon à « financer la création et le maillage sur le territoire d'un certain nombre de nouvelles déchèteries ainsi que la création d’usines de recyclage.

 

 

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Crédits Photos : Yann Le Borgne - JR PAC Photography - Marcel Pixel